Ambroisie, le retour !

Cette année encore l'ambroisie est de retour dans les cultures de maïs.

Au hameau des "Grenouilles", les champs de maïs sont envahis, et les cultures ne poussent plus.

La reconnaître

L’ambroisie se rencontre aussi bien en ville qu’à la campagne, dans les champs et les pâtures, sur les chantiers, les terrains vagues, les friches et les jachères, mais aussi le long des cours d’eau, des chemins, des axes routiers, des voies ferrées, au bord des parcelles cultivées…

Elle est facilement reconnaissable à son port buissonnant (elle peut atteindre plus d’un mètre de hauteur), à ses tiges velues, à ses feuilles minces, vert clair, très découpées, et, en période de floraison, à ses épis longs et fins, portants de petites fleurs de couleur jaune-vert.

L’ambroisie a été signalée dans presque toutes les régions de France, mais c’est en région Rhône-Alpes que son extension est actuellement la plus inquiétante (Rhône, Loire, Ain, Isère, Drôme, Ardèche).

La Provence, la Bourgogne et le Centre sont également concernés depuis quelques années. L’ambroisie est aussi présente en Suisse, dans la région de Genève.

Août et septembre : la pleine saison pour les allergies au pollen d'ambroisie

La floraison commence vers mi-août, culmine en septembre, et peut se prolonger jusqu’au mois d’octobre.

Le pollen de l’ambroisie, disséminé dans l’air à cette période, est très allergisant : on considère qu’en France, 6 à 12% de la population y est allergique.
Les symptômes ressemblent à ceux d’un rhume des foins (même cause, mêmes effets) : conjonctivite, sinusite, trachéite (toux sèche), écoulement nasal et éternuement, parfois urticaire et eczéma, et, dans les cas les plus graves, crises d’asthme.

Les personnes âgées, les enfants et les asthmatiques sont particulièrement vulnérables face à l’ambroisie. Elle est qualifiée de "polluant biologique" par les médecins, tant ses impacts sur la santé sont importants (un nouveau terme est apparu dans le vocabulaire médical : on parle désormais de pollinose).

Outre ce problème de santé publique, qui a un coût pour la collectivité (estimé à 9 millions d'euros par an en Rhône-Alpes : consultations, arrêts maladie…), cette plante s’avère également nuisible pour les agriculteurs, en raison de sa propension à envahir les cultures.

Comment s'en débarrasser ?

Arrachage manuel ou mécanique, épandage chimique, selon les situations, mais il est urgent d'intervenir avant la floraison d'août